de transparence engagé dans le secteur minier, le gouvernement de la Transition, sous l’impulsion du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a procédé à l’annulation de plus d’une centaine de titres miniers.
Cette décision majeure marque une étape décisive dans l’assainissement du cadastre minier national et la refondation du secteur au service du développement du Mali.
Le Ministre des Mines, Professeur Amadou Keïta, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision d’un secteur minier assaini, performant et transparent, véritable socle du développement économique national.
Un audit complet a permis de mettre en lumière plusieurs irrégularités :
Ces constats ont conduit à des mesures fermes. Ainsi, 100 permis de recherche et 21 autorisations d’exploitation de carrières industrielles ont été annulés, soit un total de 121 titres désormais reversés dans le domaine de l’État.
Cette action ne constitue qu’une première phase d’un processus plus large.
Le Ministre Keïta a précisé que le travail de vérification et de contrôle se poursuit, avec d’autres annulations déjà en préparation.
L’objectif est clair : mettre fin au désordre administratif et au marché noir des titres miniers, où certains détenteurs, dépourvus de capacités techniques et financières, revendent illégalement leurs permis ou exploitent en dehors du cadre légal.
Pour garantir la transparence et la traçabilité des titres, un nouveau système de cadastre minier numérique est en cours de mise en place.
Ce dispositif intégrera notamment la télédétection, permettant de surveiller à distance l’évolution des périmètres miniers et de détecter rapidement toute activité illégale.
Parallèlement, le ministère prévoit le renforcement des moyens de contrôle sur le terrain, notamment à travers :
Le Ministre des Mines a réaffirmé la détermination du gouvernement à poursuivre ce chantier d’assainissement avec rigueur et transparence.
Il a également lancé un appel aux opérateurs miniers nationaux et internationaux à s’inscrire dans cette nouvelle dynamique, fondée sur la légalité, la responsabilité et le partenariat gagnant-gagnant.
« Cet assainissement vise à sécuriser les permis pour qu’ils soient attribués à de vrais opérateurs, capables d’exploiter dans le respect des règles, de l’environnement et de la santé publique. C’est une réforme au service du Mali et des Maliens », a déclaré le Ministre Keïta.
Avec ces réformes en profondeur, le Mali amorce une nouvelle ère pour son secteur minier.
La Chambre des Mines du Mali salue cette démarche courageuse et réaffirme son engagement à accompagner le gouvernement dans la construction d’un cadre minier équitable, compétitif et au service du développement national.
Consultez ci dessous l'Arrété portant annulation des différents permis miniers au Mali